VII – 2023 au Panthéon des grands millésimes rock ?

La belle année à vous mes adorateurs d’instruments à six cordes et de binouzes à huit degrés ! Que 2023 vous apporte le meilleur du rock’n’roll (au choix : la résurrection de Lemmy ou un concert des Viagra Boys dans votre ville)  et vous fasse oublier les traumas musicaux de 2022 : Frankie Vincent nommé chevalier des arts et des lettres, le dernier album des Arctic Monkeys, l’arrivée sur notre sol des golden pits (ces fosses VIP de festival que l’on espère remplacées cet été par des fosses à purin où viendront s’empaler les instigateurs sociaux-traîtres de cette idée).

L’année à venir se placera-t-elle parmi les futurs grands crus rock ? Une nouvelle flopée de chefs-d’œuvre s’apprête-t-elle à nous caresser les esgourdes ? Seul le temps nous le dira mais la confiance est au beau fixe. Les Interrockations, quant à elles, se fixent d’ambitieux objectifs dont le principal est d’incarner l’avant-garde de la space rockology, un sous-genre ésotérique minoritaire de la post-blog-wave, elle-même héritière du dadaïsme punk-kraut, un courant artistique du siècle dernier inventé de toute pièce au moment d’écrire ces lignes. Notre mission débutée fin d’année dernière se poursuit : questionner ce qui ne taraude personne et y répondre par des playlists que personne n’écoute. 2023 sera interrockatique ou ne sera pas !

En termes d’interrogations à la mords-moi-le nœud, concédons toutefois que notre Leader Suprême nous a déjà mis une longueur d’avance lors de ses vœux présidentiels. En se demandant « qui aurait pu prédire la réchauffement climatique », notre amateur de cordons bleus en chef a réussi à agacer toute une communauté écolo qui n’avait même pas encore fini de digérer son faux-gras de Noël. Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître au bonhomme un don incomparable pour mettre en rogne toute une frange de la population en seulement une phrase.

De notre côté, à défaut de prédire l’obvious, nous annonçons que les Interrockations participeront au réchauffement global des sens musicaux en proposant encore et toujours des élucubrations à faire passer Lester Bangs pour Anna Gavalda et des playlists caliente comme une forêt bretonne en août 2022. La première de l’année ne contient d’ailleurs que des friandises sonores parues l’an dernier à qui il n’a pas fallu grand-chose pour recevoir l’honneur suprême de rejoindre notre Top Album … en attendant, dans quelques mois, le verdict qui répondra à notre interrockation du jour.

Oui. C’est à peu près tout ce qu’on avait à dire pour ce premier édito de l’année. Aussi court qu’une chanson des Ramones et avec guère plus de texte que dans un album de post-rock.

Source image en-tête d’article: https://twitter.com/myMotorhead/status/1477188090661769216/photo/1

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